Les cinq Méhari de la famille Coquet

CINQ MEHARISIl y a sept ans, quand Jean-Claude Coquet est rentré par la route en Sologne avec la Méhari qu’il venait d’acheter à Saint-Tropez (bel exploit, soit dit en passant…), il était loin d’imaginer la place prépondérante qu’allait occuper cette voiture dans sa famille.

Depuis la dernière Rencontre mondiale des Amis de la 2 CV à Salbris, en juillet 2011, la Sologne n’est plus terra incognita pour les Deuchistes. Nombreux sont ceux qui ont découvert l’existence de propriétés nichées dans la forêt, appartenant généralement à des familles célèbres. Les dépendances de ces résidences abritent souvent une ou plusieurs Méhari, véhicule parfaitement adapté pour circuler dans ces grands domaines. Elles ont généralement été achetées dans les années 1970-1980 et beaucoup d’entre elles sont maintenant à l’abandon. Étrangement, elles sont rarement à vendre, même en mauvais état. Les propriétaires préfèrent les garder, certains de posséder un authentique trésor. C’est l’un des mystères de la Méhari que la 2 CV ne connaît pas.

La famille Coquet peut se vanter d’avoir redonné vie à quelques Méhari bien fatiguées et leur collection mérite le détour. Outre une originale Teilhol Tangara 4×2 1988 (châssis N° 522), nous avons découvert, au fin fond de leur Sologne, cinq Méhari qui ont toutes un point commun : on les croirait sorties d’usine ! Jean- Claude Coquet est l’ancien boulanger de Chaumont-sur-Tharonne, petit village typiquement solognot connu pour son excellente table. Dans les années 1970, ses liens avec la 2 CV se limitaient à l’utilisation de Fourgonnettes servant à livrer le pain. En novembre 2005, l’envie lui prend d’acheter une Méhari. Son choix se porte sur une version d’octobre 1980 (millésime 1981), communément appelé “modèle Europe”. La voiture est basée à Saint-Tropez et il décide de la ramener en Sologne… par la route. « Je reconnais qu’à la fin, je commençais à trouver le temps long. Les derniers kilomètres étaient interminables. Heureusement, c’était en septembre et il faisait doux, mais à 80 km/h de moyenne, j’ai cru ne jamais y arriver. Faire presque 900 km avec une auto que l’on ne connaît pas, c’était prendre un risque. Mais, je sais dépanner une 2 CV, et une Méhari, c’est la même chose. Le moteur était refait à neuf, les pneus étaient récents, mais tout le reste n’était pas terrible. Les sièges provenaient d’une GS, la carrosserie avait été repeinte en blanc et bleu dans l’idée du “modèle Azur”… mais au pinceau ! »

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