Mondiale de Salbris : impressionnant et sensationnel

CONSERVATOIRE CITROEN
© Philippe Hazan / 2CV Mag

Le patron du Conservatoire Citroën, Denis Huille, a ainsi qualifié la Mondiale de Salbris pour laquelle Citroën avait déployé de grands moyens. « Il faut saluer le travail extraordinaire des bénévoles tous animés par la passion de la 2 CV. Ce sont les premiers ambassadeurs de la marque. Le Conservatoire était officiellement présent pour la première fois. Je m’en réjouis car il a eu la totale adhésion du siège et du personnel Citroën. » Denis Huille cite en exemple Jacques Wolgensinger qui, dans les années 1960 à 1980, dirigeait le service de l’Information et des Relations Publiques de la firme de Javel, avait fait sortir de terre le 2 CV Cross et les grands raids devenus mythiques aujourd’hui.

Il reconnaît que la création du Conservatoire, en 2001, puis le 60e anniversaire de la 2 CV, en 2008, ont marqué un tournant dans la stratégie decommunication
de la marque : « Citroën a pris conscience que l’histoire de la marque et de ses modèles pouvait constituer une formidable source de prospérité et de rayonnement. Avant cela, on ne peut pas dire que Citroën avait une volonté délibérée d’écarter la 2 CV, mais ce n’était pas sa priorité. Aujourd’hui, Citroën veut aller plus loin dans ses relations avec les clubs de tous les pays. On a commencé par contractualiser nos relations, par exemple, avec l’amicale internationale. Xavier Duchemin (le directeur marketing Citroën, ndlr) est très attentif à la vie des anciens modèles. Cela s’est traduit par une extension des durées d’ouverture du Conservatoire, la création d’une boutique et des projets comme la numérisation des documents historiques. C’est une volonté clairement affichée dans le groupe PSA. De même, avons-nous regardé attentivement le projet de la Mondiale en 2013, en Espagne. Il est très séduisant. L’orientation compétition me semble intéressante. »

Interrogé sur la “refabrication” de pièces de 2 CV (dont les ensembles vilebrequin/bielles) dans des pays d’Amérique latine, Denis Huille affirme ne pas en avoir entendu parler. « Seulement, nous serons attentifs à ne pas “plomber” le travail des collectionneurs. »

Très discret sur les projets immédiats, Denis Huille a toutefois lâché la piste « d’un événement de grande ampleur pour faire revivre la Type A ». Selon nos informations, ce projet pourrait se dérouler sur un site historique de la marque Citroën. On pense tout naturellement au quai de Javel, dans le XVe arrondissement de Paris.

Bernard Marie Thomas