19e Rencontre Mondiale des Amis de la 2 CV à Salbris

MONDIALE 2 CV SALBRIS

© Philippe Hazan / 2CV

Tous les superlatifs ont été employés pour décrire cette 19e Rencontre
Mondiale des Amis de la 2 CV à Salbris. Si le 20 sur 20 est difficile à obtenir – comme au baccalauréat –, un bon 19,5 s’impose. En dépassant
le cap des 7 000 véhicules (exactement 7 036, record pulvérisé !), cette Mondiale restera un événement inoubliable. D’abord, pour les
participants venus de 40 pays. Ensuite, pour les visiteurs dont beaucoup
ignoraient, jusqu’à ce jour, l’ampleur du phénomène 2 CV dans le monde.
Enfin, pour les organisateurs, tous bénévoles, qui ont maîtrisé l’événement
et ne se sont jamais laissé déborder. Ils passent à l’Espagne, désigné pays
organisateur de la Mondiale 2013, un relais riche en enseignements
humains et techniques.

Pour moi, cette Mondiale 2011 a commencé le mardi 26 juillet, vers 8 h 15 du matin, sur l’autoroute A10, un peu avant la sortie Orléans-la-Source/ Vierzon/Clermont-Ferrand. Un poids lourd déboîte sous le nez de ma Peugeot 3008 (personne n’est parfait, mais c’est quand même une voiture du groupe PSA…). Il n’a aucune raison de le faire, mais il le fait quand même ! Enfin, c’est ce que je pense à cet l’instant. Le chauffeur doit se dire : « C’est pas possible, Ils se tous donné le mot pour sortir avec leurs bagnoles qui n’avancent pas. » Ou quelque chose dans le genre… Il est vrai qu’il n’a pas souvent l’occasion de doubler des voitures encore moins rapides que son 38 tonnes ! Lui comme moi sommes simplement en train de dépasser… une 2 CV.
Plus exactement, une 2 CV AZLP de 1960 immatriculée en Haute-Normandie – dont l’année de naissance fait d’ailleurs office de numéro minéralogique – croisant à une vitesse comprise entre 50 et 60 km/h. Les 2 CV sont déjà rares sur l’autoroute, mais datant de cette époque et venant d’aussi loin, cela confine à
l’illusion d’optique. Au volant, un couple de personnes âgées, prenant son temps (… difficile de faire autrement) et pas plus d’espace au sol que nécessaire. Nous voilà vraiment dans l’ambiance ! Cette Deuche sur l’autoroute, à cette allure, je n’en reviens toujours pas. Plus les kilomètres défilent, plus l’inconcevable devient réalité. Des 2 CV, des Ami, des Méhari sur l’autoroute. Elles roulent toutes dans la même direction, en convoi, à la même vitesse, c’est-à-dire pas très vite. Tout ce qui roule et qui a un moteur les dépasse.
Pressentant qu’à partir de maintenant, les stations-service vont être prises d’assaut, je décide que la première sera la bonne. Il reste une moitié de réservoir, mais est-on assez prudent en ces temps de crise ? Le litre de sans plomb pourrait passer à 10 euros dans la nuit. Sait-on jamais… J’arrive juste au moment où une 2 CV repart, pleine à craquer, tirant une petite remorque. Elle est immatriculée aux Pays-Bas et ne comporte aucun signe particulier, sauf celui d’être intégralement recouverte de moquette beige. Il fait déjà un petit 25 C° dehors et il doit faire bon à l’intérieur !
C’est à environ 40 km de Salbris que la guerre est vraiment déclarée…

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